L’Algérie a officiellement décidé, ce jeudi, de rompre ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis.
Selon un communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger. Cette mesure radicale intervient, d’après la même source, après l’épuisement de l’ensemble des voies et moyens diplomatiques jugés susceptibles de préserver et de redresser les relations bilatérales entre les deux pays.
C’est un acte de souveraineté ferme et inévitable. Ce jeudi 10 septembre, l’Algérie a annoncé officiellement la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis. Une décision catégorique qui intervient après des mois de tensions palpables et après que l’État algérien a épuisé toutes les voies diplomatiques possibles pour préserver des liens bilatéraux de plus en plus toxiques. Selon un communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères, relayé par la télévision nationale (ENTV) et l’Agence Presse Service (APS), la goutte d’eau a définitivement débordé le vase face à la multiplication d’agissements hostiles.
La fin d’une retenue responsable
Pendant de longs mois, l’Algérie a fait preuve d’une retenue exemplaire et d’un sens élevé des responsabilités. Soucieuse du respect des principes qui régissent les rapports entre États souverains, elle n’a ménagé aucun effort pour avertir le partenaire émirati des dérives de sa politique. « Égale à elle-même, l’Algérie a fait preuve d’un grand sens de la retenue face à l’escalade de provocations et d’actes hostiles émanant des Émirats arabes unis », souligne le communiqué du ministère. L’État algérien a alerté à maintes reprises Abu Dhabi sur les conséquences désastreuses de ses comportements injustifiés et néfastes pour la stabilité régionale et la souveraineté nationale.
Des avertissements ignorés et une ligne rouge franchie
Ces avertissements, répétés au plus haut sommet de l’État par le président de la République lui-même, sont pourtant restés lettre morte. Abu Dhabi a obstinément choisi de persister dans une démarche subversive visant directement à porter atteinte à la stabilité et aux intérêts vitaux de l’Algérie.
Face à ce mépris répété des règles élémentaires de bon voisinage et de respect mutuel, la situation était devenue tout simplement intolérable :
« Malgré ces nombreux avertissements, les Émirats arabes unis ont persisté
dans des agissements qui ont atteint des limites qu’il n’est plus possible de tolérer ou de laisser sans réponse dans le cadre de relations entre deux États souverains. »
Un diplomate émirati sommé de quitter le territoire sous 48 heures
La détérioration des rapports ne date pas d’hier. Le gel quasi total des relations s’était déjà traduit il y a quelques mois par la décision de l’Algérie de mettre fin à l’accord de transport aérien liant les deux pays. L’heure n’est plus aux compromis stériles. Convoqué ce jeudi au siège du ministère des Affaires étrangères, l’ambassadeur des Émirats arabes unis à Alger s’est vu notifier officiellement la décision stratégique du gouvernement algérien. Un ultime délai de 48 heures lui a été accordé pour quitter le territoire national.
En prenant cette décision d’une clarté limpide, l’Algérie réaffirme qu’elle ne transigera jamais avec sa sécurité nationale ni avec sa dignité, rappelant à quiconque l’oublierait que la souveraineté nationale reste une ligne rouge absolue.
Lien permanent : https://just-infodz.com/j8t5
