La distribution du premier lot de bus importés, dans le cadre du programme national décidé par le président de la République, devrait commencer dans les prochains jours.
Ainsi, l’annonce a été faite par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, lors d’une séance plénière à l’Assemblée populaire nationale consacrée aux questions orales.
Une distribution progressive
En effet et d’après Saïd Sayoud, l’opération sera déployée de manière progressive, en ciblant d’abord les grandes wilayas à forte densité de population et à forte demande en transport urbain. Alger, Annaba, Constantine, Oran et Sétif figurent parmi les premières régions concernées, avant une généralisation à l’ensemble du territoire national.
Les premières livraisons ont déjà été réceptionnées dans plusieurs ports algériens, marquant le démarrage concret de ce vaste programme visant à moderniser et renforcer le réseau de transport public.
Un plan national pour améliorer la mobilité urbaine
L’importation de 10 000 bus s’inscrit dans une stratégie globale destinée à réduire la saturation du transport collectif, améliorer les conditions de déplacement des citoyens et soutenir le développement économique local.
Ce renforcement du parc de bus devrait notamment bénéficier aux grandes agglomérations confrontées à une forte pression démographique et à des besoins croissants en mobilité.
Une nouvelle organisation des communes en préparation
Parallèlement, le ministre a annoncé l’élaboration d’un projet de décret exécutif visant à instaurer une nouvelle vision organisationnelle des communes.
Ce texte, actuellement en cours d’examen, prévoit la mise en place d’un modèle de structure administrative modernisé permettant d’améliorer la gestion locale et de renforcer la décentralisation.
Ce cadre de référence offrira à chaque commune la possibilité d’adapter son organisation interne en fonction de ses spécificités, de ses priorités de développement et des ressources humaines et matérielles dont elle dispose.
Le recensement, critère clé de la réforme territoriale
Saïd Sayoud a également indiqué que l’étude des projets de restructuration déjà engagés par certaines communes a été reportée jusqu’à l’adoption du modèle organisationnel national. Cette décision permettra d’intégrer les résultats du dernier Recensement général de la population et de l’habitat, notamment le nombre d’habitants, considéré comme un élément déterminant dans la définition des futures structures administratives.
Création de nouvelles communes : une procédure encadrée
Concernant la création de nouvelles communes, sujet largement évoqué lors des débats parlementaires sur le découpage territorial, le ministre a rappelé qu’une telle démarche nécessite une modification de la législation en vigueur sur l’organisation territoriale du pays. Il a précisé que les critères retenus dépassent la seule dimension géographique.
Dans le cadre du renforcement de la décentralisation, les communes peuvent toutefois créer des délégations ou des annexes administratives chargées d’assurer des services publics de proximité au nom de l’Assemblée populaire communale.
