À la veille du huitième de finale de la CAN 2025 entre l’Algérie et la RD Congo, le sélectionneur des Verts passe son futur adversaire au microscope.
À la veille d’un huitième de finale qui marque un tournant dans cette CAN 2025, l’Algérie avance sans triomphalisme mais avec une ambition clairement assumée.
Ainsi, en conférence de presse, Vladimir Petkovic et Ismaël Bennacer ont affiché une ligne commune : lucidité, respect de l’adversaire et refus de s’abriter derrière une phase de groupes réussie.
Une nouvelle compétition commence
Pour le sélectionneur algérien, le message est limpide : le passé ne protège de rien. « Nous avons réalisé une bonne phase de groupe mais cela ne compte plus et ne nous intéresse plus. Une nouvelle compétition démarre », a martelé Vladimir Petkovic.
Le technicien ne s’en cache pas : l’objectif est immédiat et sans détour. « Nous voulons absolument gagner ce match face au Congo, nous ne voulons pas que l’aventure s’arrête », a-t-il insisté, conscient que les matchs à élimination directe imposent un degré d’exigence supérieur.
La RDC, respectée mais disséquée
Loin de toute approche condescendante, Petkovic a tenu à souligner la solidité de la République démocratique du Congo. « L’équipe de RDC est bien construite, elle est solide. Nous les avons observés, elle a l’habitude d’affronter des adversaires forts », a-t-il expliqué.
Pour autant, le discours reste offensif. « La RDC, c’est une équipe qui se donne à fond pendant 90 minutes, mais elle a des faiblesses que nous pouvons exploiter », a-t-il ajouté, avant de résumer sa philosophie d’une phrase nette : « Pour moi, la peur dans le football ça n’existe pas. Le respect oui, mais la peur non. »
Gestion humaine et continuité
Sur le plan interne, Petkovic a assumé ses choix, notamment concernant les jeunes. « Hadj Moussa et Maza sont deux joueurs de grand talent… ils sont l’avenir de cette sélection, mais ce n’est pas facile d’être titulaire chez nous », a-t-il nuancé. Il a également clarifié le dossier Jaouen Hadjam : « Pour Hadjam, nous avons tout tenté pour le récupérer, mais finalement nous l’avons libéré pour qu’il aille se soigner dans son club. »
Dans le même esprit, Ismaël Bennacer a insisté sur la force du collectif. « Nous allons jouer face à une bonne équipe du Congo, qui réalise une bonne compétition. Nous avons une bonne dynamique et on veut continuer dans ce sens », a-t-il déclaré, avant de saluer l’implication du capitaine : « Riyad, c’est le capitaine, il est très très impliqué, ça lui tient à cœur de faire quelque chose dans cette compétition. ». Un discours cohérent, sans excès, mais avec une ambition assumée : avancer, étape par étape, sans renier l’objectif final.
