Un scandale de corruption vient d’être mis à jour au sein du consulat général d’Espagne en Algérie.
Ainsi et selon une enquête judiciaire espagnole révélée par les médias espagnols, un réseau criminel vendait des visas Schengen à des familles algériennes pour la somme de 25 000 euros.
Deux personnes arrêtées
En effet, l’unité des crimes économiques et financiers de la police espagnole précise le quotidien espagnol El País, a mis au jour un vaste réseau de corruption opérant depuis le consulat d’Espagne en Algérie.
Selon la même source, les suspects facilitaient l’obtention frauduleuse de visas Schengen en échange de paiements illicites pouvant atteindre 25 000 euros par famille. Sous la supervision de la juge María Tardón de la Cour nationale espagnole, deux individus ont été arrêtés :
Vicente Moreno, ancien vice-consul et conseiller consulaire espagnol
Mohamed B., employé algérien du consulat, présenté comme le principal intermédiaire
Une troisième personne — l’épouse du secrétaire consulaire, de nationalité algérienne — est placée sous enquête sans arrestation.
Blanchiment d’argent et saisies importantes
Dans le même sillage, le média espagnol indique que les fonds perçus illégalement auraient été blanchis en Espagne via l’achat de véhicules et de produits financiers. Les perquisitions menées à Sagunto et Torrevieja ont permis la saisie de :
– 10 890 € en espèces
– 4 téléphones portables
– 2 ordinateurs portables
– 17 supports de stockage électronique
Le gel d’un bien immobilier à Madrid et de plusieurs comptes bancaires a également été ordonné. Les deux suspects font face à des chefs d’accusation sérieux, notamment :
– Facilitation de l’immigration irrégulière
– Enrichissement illicite
– Blanchiment d’argent
Le consulat espagnol en Algérie sous surveillance depuis des mois
Le parquet anticorruption espagnol considère que le réseau constitué au sein du consulat relevait d’une organisation criminelle structurée.
Le consulat général d’Espagne à Alger était déjà dans le collimateur du ministère espagnol des Affaires étrangères, en raison de soupçons de signatures illégales et de refus de visas frauduleux. Une enquête interne parallèle est en cours au sein du ministère.
