Malgré les provocations, agressions, jets manœuvres et coulisses du Makhzen, l’USMA arrache son ticket pour la finale de la Coupe de la CAF.
Rien, dans cette soirée marocaine, ne relevait du hasard. L’envahissement de la pelouse, les agressions physiques contre joueurs, staff et supporters algériens, les messages politiques sur les pann9eaux publicitaires, le retard forcé de plus d’une heure et demie : tout portait la marque d’une intimidation planifiée.
Comme des hommes!
Le Makhzen, habitué à mêler sport et politique, a une nouvelle fois utilisé le football comme terrain d’influence. L’objectif était clair : déstabiliser psychologiquement l’USMA avant même le coup d’envoi. Raté. Les Rouge et Noir ont choisi de jouer, et c’est ce courage-là qui restera.
Sur le terrain, l’USMA a répondu avec ses pieds
Quand le match a finalement débuté, l’USMA a parlé football. Ahmed Khaldi transforme un penalty en fin de première période et donne l’avantage aux Algérois. En seconde mi-temps, les joueurs de Safi, incapables de rivaliser sportivement, ont multiplié les provocations et le jeu sur l’arbitre. Moussa Koné égalise à la 75e minute, et 19 minutes de temps additionnel n’y changeront rien. L’USMA tient, résiste et valide sa qualification pour la finale face au Zamalek. Une performance d’autant plus remarquable dans un contexte aussi hostile.
La CAF, complice par son silence
Ce scandale aurait dû provoquer une réaction immédiate de la Confédération africaine de football. Il n’en fut rien. Et ce silence assourdissant n’étonne plus personne. Depuis plusieurs années, la CAF est perçue comme étant sous l’emprise croissante du Maroc, via notamment Fouzi Lekjaa, dont l’influence au sein des instances africaines ne cesse de s’étendre en toute impunité. Des arbitrages contestables, des sanctions à géométrie variable, une gestion opaque : le football africain souffre d’une gouvernance défaillante qui trahit ses propres clubs et supporters. L’USMA est en finale. Mais la vraie question reste entière : jusqu’où la CAF laissera-t-elle le Maroc dicter ses règles ?
