L’Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement (AADL) a annoncé samedi la prolongation du délai de paiement pour les souscripteurs du programme AADL 3.
Une décision attendue, qui intervient à quelques jours de l’Aïd El-Adha.
Qui est concerné par ce délai ?
En effet, deux catégories de bénéficiaires sont visées par cette mesure. D’abord, les souscripteurs devant régler la deuxième tranche du premier apport, fixée à 50 %. Ensuite, ceux ayant changé de formule de logement et redevables d’un complément financier. Les uns comme les autres bénéficient désormais d’un mois supplémentaire pour s’acquitter de leur dû.

Derrière la décision, une intervention parlementaire
Cette prolongation fait suite à une démarche officielle du député Hicham Sifer, qui avait interpellé le ministre de l’Habitat pour réclamer un délai supplémentaire. Son argument central : la pression financière que font peser les fêtes de l’Aïd sur les ménages algériens.
Mais le parlementaire avait également soulevé un problème plus structurel — le risque d’exclusion de souscripteurs ayant pourtant déjà réglé la première tranche. En cause : des refus de prêts bancaires qui bloquent le financement de la deuxième étape, menaçant de radier des familles engagées depuis le début dans le programme.
La question du financement bancaire reste entière
Au-delà du délai accordé, Hicham Sifer a plaidé pour une coordination entre le ministère de l’Habitat, le ministère des Finances et les banques publiques, afin de mettre en place des mécanismes de financement adaptés aux capacités réelles des bénéficiaires.
L’enjeu est clair : préserver la vocation sociale du programme AADL 3 et éviter que des familles modestes, éligibles sur le papier, ne se retrouvent exclues faute d’accès au crédit.
Le délai de 30 jours est acté. Mais les souscripteurs en difficulté avec les banques attendent toujours une réponse de fond sur les facilités de financement. La balle est dans le camp du gouvernement.
