Dans un contexte de réformes économiques engagées depuis 2020, un nouveau rendez-vous de concertation a réuni les acteurs du secteur autour d’un enjeu central : améliorer le climat des affaires tout en renforçant l’organisation du marché national et la protection du consommateur.
Une démarche qui s’inscrit dans la volonté des pouvoirs publics de consolider une économie plus transparente, inclusive et dynamique. Ce lundi 20 avril 2026, l’ensemble des acteurs économiques du pays, se sont donnés rendez-vous à l’hôtel El Aurassi ( Alger), afin de scruter le climat des affaires algérien et établir un diagnostic viable.
Des réformes structurelles engagées depuis 2020
En effet, cette rencontre consacrée à « l’amélioration du climat des affaires et à l’organisation du marché national », s’inscrit dans une dynamique de dialogue renforcé entre les différents acteurs économiques. Elle vise à approfondir la réflexion autour d’une problématique majeure pour l’économie nationale, à savoir la conciliation entre les garanties accordées aux entreprises et la nécessité de protéger efficacement le consommateur.
Par ailleurs, les autorités publiques ont amorcé, sous l’impulsion du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, un processus progressif de réformes économiques. Depuis 2020, celui-ci s’est traduit par l’adoption de nombreuses mesures législatives et réglementaires destinées à moderniser le cadre régissant l’activité économique.
Ainsi, ces réformes ont contribué à instaurer un environnement plus lisible et stable, favorisant à la fois l’efficacité des entreprises et la fluidité du marché. Elles reposent notamment sur des principes clés tels que la transparence, la simplification des procédures administratives et la stabilité des règles, autant de facteurs essentiels pour renforcer l’attractivité de l’investissement.
La confiance, «pilier» de la régulation du marché
Dans ce contexte, l’efficacité de l’organisation du marché national repose avant tout sur une relation de confiance entre les différents intervenants. D’un côté, l’État veille à définir un cadre réglementaire clair, à mettre en place des mécanismes de régulation et à garantir une application équitable de la loi.
De l’autre, les opérateurs économiques sont appelés à s’inscrire pleinement dans cette dynamique en respectant les règles du marché et en adoptant des pratiques commerciales responsables. À cet égard, l’intégration de l’économie informelle constitue un enjeu majeur, permettant d’élargir la base économique, d’améliorer la transparence des transactions et de renforcer la discipline du marché.
Vers une intégration accrue et une modernisation des pratiques
Dans cette optique, des initiatives concrètes sont en cours, notamment à travers la mise à disposition de locaux et d’espaces commerciaux aménagés au profit des jeunes entrepreneurs, en coordination avec les secteurs concernés. Cette démarche vise à faciliter leur intégration dans le circuit formel et à dynamiser le tissu économique national.
En outre, la généralisation des transactions électroniques apparaît comme un levier stratégique. Grâce à une infrastructure numérique en constante évolution, cette orientation permet de promouvoir la transparence, de réduire l’usage du cash et d’intégrer une part importante des activités économiques dans les circuits officiels.
Parallèlement, les pouvoirs publics ont œuvré à moderniser le système de contrôle économique en adoptant une approche équilibrée. Celle-ci repose sur le renforcement des garanties accordées aux entreprises, la transparence des procédures et, simultanément, le maintien de l’efficacité des dispositifs de régulation pour préserver l’ordre du marché et protéger les droits des consommateurs. L’objectif affiché n’est donc pas de contraindre l’activité économique, mais bien de créer un environnement plus équitable et prévisible, propice à l’initiative et à l’investissement.
La protection du consommateur au cœur de la dynamique économique
Cependant, ce processus ne saurait être complet sans une politique rigoureuse de protection du consommateur, considéré comme un acteur central de la vie économique. Dans cette perspective, les efforts se poursuivent pour garantir la qualité des biens et services, lutter contre les pratiques frauduleuses et renforcer les mécanismes de contrôle.
Entre 2020 et 2025, pas moins de vingt-et-un textes réglementaires ont été adoptés, encadrant notamment les caractéristiques techniques de plusieurs produits et services. Ces mesures ont permis de soutenir les dispositifs de contrôle et de laboratoire, contribuant ainsi à la conformité des produits et à la préservation de la santé publique.
Renforcer la confiance pour une croissance durable
De plus, une attention particulière est accordée à l’intégration de la recherche scientifique dans le développement du secteur. Actuellement, plusieurs projets nationaux sont en cours, portant sur l’amélioration des techniques de stockage et d’emballage, la détection des fraudes, la digitalisation des données alimentaires et l’étude de la durée de conservation de certains produits.
Cette orientation vise à apporter des solutions innovantes à forte valeur ajoutée, tout en renforçant la compétitivité du marché national.
Dans cette dynamique, la confiance du consommateur demeure un facteur déterminant. En effet, la stabilité et la performance du marché sont étroitement liées à la capacité des acteurs à instaurer un climat de confiance durable à tous les niveaux de la chaîne économique.
Une ambition commune pour un marché transparent et attractif
Enfin, cette rencontre se veut un espace d’échange et de concertation, permettant de dégager des propositions concrètes adaptées aux réalités et aux défis actuels de l’économie nationale.
L’ambition est claire : bâtir un marché national structuré, transparent et attractif, offrant un cadre sécurisé pour les entreprises tout en garantissant une protection optimale du consommateur. Si l’État a mis en place les outils nécessaires, le succès de cette démarche repose désormais sur l’engagement et l’adhésion de l’ensemble des acteurs économiques.
À travers ces initiatives, les pouvoirs publics réaffirment leur volonté de faire du marché national un espace économique moderne, équilibré et compétitif, où développement des entreprises et protection du consommateur avancent de concert.
