À l’approche des élections législatives de juillet 2026, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, durcit le ton.
Ainsi et lors de son intervention périodique avec la presse nationale, la chef de l’État, a encore une fois réitéré ses engagements de transparence absolue, lutte implacable contre l’influence de l’argent dans la politique et promotion de la compétence féminine, le président Tebboune, a tracé les contours d’un scrutin qui se veut exemplaire.
Argent sale et politique : La tolérance zéro avant les législatives
En effet, le message d’Abdelmadjid Tebboune lors de sa rencontre périodique avec la presse est sans équivoque : les législatives 2026 ne seront pas le terrain de jeu des prédateurs financiers. Le Président a averti que toute personne tentant de mêler « argent sale » et politique s’expose à des sanctions radicales. « Toute personne impliquée sera arrêtée, poursuivie pénalement, déchue de ses fonctions électives et privée de son immunité », a averti le chef de l’État.
Il a rappelé que ces mesures strictes ne sont pas nouvelles, ayant déjà été appliquées lors des précédents rendez-vous électoraux pour assainir la scène politique et garantir que seul le suffrage populaire dicte la composition de l’Assemblée.
Fin de la falsification et boycott : Tebboune recadre les partis
En outre, pour le Président, le mot « falsification » a définitivement été banni du vocabulaire algérien depuis 2019. Alors que l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) est confirmée comme l’unique rempart de la transparence, Tebboune a adressé une pique aux formations politiques tentées par le boycott :
• Le verdict des urnes : Le poids réel d’un parti se mesure à ses résultats électoraux.
• Le boycott comme aveu : Selon lui, certaines organisations préfèrent l’absence pour éviter que leur manque de base populaire ne soit révélé au grand jour.
Économie et Souveraineté : Vers une Algérie transformatrice
Le volet politique des législatives 2026 s’inscrit dans une dynamique de réformes économiques profondes. Le Président a souligné que la sortie de la dépendance aux hydrocarbures est désormais une réalité concrète :
• Interdiction d’exporter les minerais bruts pour stimuler l’industrie de transformation locale.
• Refonte ministérielle : La séparation des portefeuilles des Hydrocarbures et des Mines pour accélérer le développement spécifique de chaque secteur.
Diplomatie et ouverture : Le succès de la visite du Pape
Sur le plan international, l’Algérie confirme son statut d’acteur de paix. Le Président a salué la visite historique du Pape Léon XIV, qui a accepté l’ouverture d’une ambassade du Vatican en Algérie (accord de principe). Ce voyage a permis de valoriser une Algérie stable, ancrée dans une histoire millénaire — de Saint Augustin à nos jours — et ouverte au dialogue interreligieux, comme en témoignent les images fortes du souverain pontife à la Grande Mosquée d’Alger.
Une femme à la tête du gouvernement ?
Enfin, projetant l’Algérie vers une modernité politique assumée, le président Tebboune a appelé à briser les plafonds de verre. À l’aube du nouveau mandat législatif, il a affirmé qu’aucun obstacle ne s’oppose à la nomination d’une femme au poste de Premier ministre, pourvu que la compétence soit le seul critère de sélection.
