Devant la pression accrue sur le gaz naturel liquéfié (GNL) qatari, lequel représente plus de 33% des importations italiennes, l’Italie compte jeter son dévolu sur l’Algérie, qui est selon la formule consacrée, un « fournisseur fiable et stable».
Ainsi et le selon le média italien Nova, la chef du gouvernement italien, Mme Giorgia Meloni, s’est réunie le 2 mars 2026 avec les principaux dirigeants des compagnies italiennes des hydrocarbures, notamment ENI et la Snam, afin de trouver une solution pérenne et viable afin de garantir l’approvisionnement de l’Italie en GNL. Selon la même source, les différents acteurs énergétiques italiens se sont unanimement accordés sur l’Algérie.
Le Transmed, un gazoduc salvateur
En effet, l’Italie mise principalement sur le gazoduc transméditerranéen (Transmed), l’un des plus grands d’Afrique, lequel s’étend sur 2 475 km, transportant le gaz de l’Algérie vers l’Italie via la Tunisie et la Sicile. Avec une construction commençant en 1978 et une mise en service en 1983, Transmed est le plus long réseau international de gazoducs au monde, avec une capacité de 110 millions de mètres cubes par jour, mais n’en transportant que 60 millions de mètres cubes.
De plus, l’Algérie et l’Italie ont ces dernières années, fortement consolidé leur coopération économique et énergétique, le tout à la faveur de relations diplomatiques au beau fixe entre les deux pays. D’ailleurs, et lors de sa derrière visite effectuée à Alger, le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a énormément insisté sur la «coopération énergétique» entre les deux pays. Les derniers chiffres des importations par l’Italie en gaz algérien, démontrent on ne peut mieux cette dynamique entre les deux pays.
l’Algérie un partenaire fiable
Par ailleurs et selon les chiffres publiés récemment par l’agence italienne «Nova News », laquelle cite le dernier rapport Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), basé sur des données fournies par la principale entreprise italienne de transport de gaz naturel(Snam), les importations par l’Italie du gaz naturel algérien, ont «bondi» de 31% ces deux premiers mois de 2025, comparativement à la même période de l’année précédente.
Cette augmentation, explique la même source, est principalement due à «une demande accrue des secteurs résidentiel, de la production d’électricité et industriel. En particulier, le secteur résidentiel a vu sa consommation de gaz augmenter de 11 % par rapport à février 2024, atteignant 4 milliards de mètres cubes». L’Algérie, qui possède les dixièmes plus grandes réserves de gaz naturel au monde, renforce ainsi sa position sur le marché européen.
