Au moment où les États-Unis et Israël réfutent toute implication dans les bombardements d’une école à Minab, en Iran, le 28 février 2026, le quotidien français « Le Monde » apporte des preuves qui affirment tout le contraire.
Ainsi, des images inédites analysées par le quotidien Le Monde révèlent que des enfants figuraient parmi les victimes d’un bombardement ayant frappé une école à Minab, en Iran, le 28 février 2026. Les éléments visuels authentifiés suggèrent qu’il s’agirait d’une frappe « probablement » menée par les États-Unis.
Une scène tragique dans les décombres
En effet, les images examinées montrent l’intervention de secouristes iraniens au cœur des décombres d’un bâtiment scolaire gravement endommagé. Parmi les victimes découvertes figure le corps sans vie d’une enfant, encore vêtue d’un uniforme scolaire vert turquoise.
La scène se déroule dans ce qui reste de l’école Shajareh-Tayebeh, touchée par une frappe le 28 février 2026. Les images authentifiées par Le Monde témoignent de la violence de l’attaque et confirment la présence d’enfants sur les lieux au moment du bombardement.
Des images d’archives qui confirment la nature du bâtiment
En outre, malgré la coupure d’Internet imposée en Iran au moment des événements, le journal a réussi à collecter et à vérifier plusieurs vidéos et photographies antérieures montrant la vie quotidienne au sein de l’établissement.
Ces documents dévoilent des salles de classe décorées de dessins et de collages réalisés par des élèves, des couloirs aux murs peints de couleurs vives – notamment rose et vert – ainsi que des groupes de jeunes filles portant l’uniforme caractéristique vert turquoise de l’école. Ces éléments visuels confirment sans ambiguïté qu’il s’agissait bien d’un établissement scolaire.
Une école située à proximité d’une base militaire
L’école se trouve à proximité immédiate d’une base appartenant aux Corps des gardiens de la révolution islamique, également visée par des bombardements le même jour. Cette proximité pourrait expliquer la frappe, bien que les images analysées indiquent clairement que le bâtiment touché était utilisé comme école.
Le 28 février, jour de classe en Iran, plusieurs élèves étaient donc présents dans l’établissement au moment où la bombe a frappé, ce qui laisse présumer la mort de civils, dont des enfants.
Enfin, ces révélations ravivent les interrogations autour des circonstances exactes de cette attaque et de la possible présence de civils dans la zone visée. Les images vérifiées constituent désormais un élément clé dans la compréhension de cet épisode tragique survenu lors du premier jour du conflit.
