La Gartoufa, (Camomille sauvage), une épice très convoitée, est présente tout au long du mois de Ramadhan dans les bols de «Chorba», de «Lahssa» et de «H’rira», soupes incontournables pour rompre le jeûne dans le sud algérien.
Ainsi, à Ghardaïa cet incontournable ingrédient dans la préparation et l’assaisonnement des mets préparés spécialement pour le «Ftour» du mois de Ramadhan, est très prisée.
Une épice incontournable
En effet, cette plante spontanée spécifique des régions du sud du pays, utilisée après séchage et broyage comme épice pour relever et adoucir la «Chorba», elle est cueillie dans les hamadas du sud algérien, notamment dans les régions de Béchar, El-Bayadh et Naâma ainsi que dans les hauts plateaux.
Une frénésie commerciale s’empare en ce mois de Ramadhan chez les consommateurs qui se ruent sur des produits de large consommation et autres produits ainsi que les condiments pour la préparation d’un «Ftour» copieux et bien garni, rehaussé, à l’instar de toutes les régions du pays, l’indétrônable chorba, reste et demeure le plat typique et populaire par excellence du Maghreb, très prisé par toutes les classes sociales durant le mois de jeûne.
Frénésie des ménages autour de la Gartoufa
Particulièrement en ce mois béni, les ménagères s’appliquent avec beaucoup de finesse à la préparation de ce délicieux et savoureux plat dont le secret de réussite réside dans le dosage, le mélange savant d’épices et herbes aromatiques ainsi que le temps de cuisson. Selon un herboriste, bien connu des ruelles du vieux K’sar de Ghardaïa, «El Gartoufa» a toujours été utilisé par les populations du sud du pays dans la gastronomie locale.
Indubitablement, et à l’instar de toutes les régions du pays, les épices et autres herbes aromatiques ont une grande place dans la cuisine de la ménagère algérienne, en ce sens qu’elles aident à la digestion et donnent plus de plaisir et de saveurs aux mets et autres repas. Si bien que certains leur louent même des propriétés médicinales.
Quinze jours après l’entame du mois béni de Ramadhan, la fièvre des achats d’épices ne retombe pas, si bien que les échoppes bien connues du Souk de Ghardaïa et de certains herboristes de Théniet El Makhzène continuent de connaître une forte affluence, en majorités féminine. Ce qui fait le bonheur des herboristes qui font là, comme tous les mois de Ramadhan, un bon chiffre d’affaires.
