Initialement prévue pour ce lundi 2 juin 2026, le débrayage du personnel des anesthésistes-réanimateurs de la Santé publique n’a finalement pas eu lieu.
Ainsi, suite à une décision du tribunal administratif de Blida, le Syndicat National Autonome des Praticiens Paramédicaux en Anesthésie et Réanimation de la Santé Publique, a annoncé la suspension de son mouvement de grève national. Tout en respectant l’autorité judiciaire, le syndicat maintient la pression sur la tutelle pour le règlement de son statut particulier.
Une suspension de grève dictée par la justice
En effet, c’est via un communiqué rendu public ce lundi matin que ce syndicat a annoncé surseoir à son mouvement de protestation. C’est un tournant dans le bras de fer qui oppose les professionnels de l’anesthésie-réanimation au ministère de la Santé.
Saisi dans le cadre de ce conflit collectif, le tribunal administratif de Blida a ordonné la suspension de la grève nationale jusqu’au règlement final du litige sur le fond.
Dans un communiqué officiel, le Bureau National du syndicat a réaffirmé son « respect total et absolu des décisions de justice », ordonnant l’arrêt immédiat du mouvement dans l’ensemble des établissements de santé du pays dès réception de la notification.
Le syndicat a tenu à saluer la discipline de ses militants, soulignant que durant toute la mobilisation, le service minimum et la prise en charge des urgences médicales ont été rigoureusement assurés afin de garantir la sécurité des patients et la continuité du service public.
Appel à l’application des mécanismes de médiation
Si le syndicat « plie » face à la loi, il ne rompt pas pour autant le combat. L’organisation syndicale exige désormais l’activation urgente des mécanismes de médiation légale, conformément à la loi n° 23-08 et au décret exécutif n° 23-363 du 17 octobre 2023. « Nous demandons la nomination officielle d’un médiateur compétent et neutre pour résoudre ce conflit collectif qui dure depuis des années sans solutions concrètes », stipule le communiqué.
Pour les représentants des paramédicaux, cette « trêve judiciaire » ne signifie en aucun cas un renoncement. Elle représente une étape dans un parcours militant continu pour la reconnaissance des droits professionnels et sociaux du corps des anesthésistes-réanimateurs.
Le statut particulier et social au cœur des revendications
Face à ce qu’il qualifie de « marginalisation et d’exclusion », le syndicat interpelle directement les hautes autorités de l’État. Il demande une intervention urgente pour corriger les dysfonctionnements sectoriels et réclame la révision de son statut particulier de manière juste et équitable.
Les professionnels de santé exigent de la part du ministère de tutelle :
- Une réponse officielle et écrite contenant des mesures concrètes.
- Une prise en charge radicale et définitive du dossier.
- Un calendrier précis pour éviter de nouvelles tensions.
Le Bureau National avertit qu’un retard prolongé ou le maintien du statu quo « poussera le syndicat à user de tous les moyens légaux et légitimes », rejetant la responsabilité des futures perturbations sur les autorités concernées. Le syndicat conclut en rappelant que si le respect de la justice est un devoir constitutionnel, la dignité de ce corps professionnel reste « une ligne rouge ».
