Le Canada à travers son Premier ministre Mark Carney fait « machine arrière » dans son soutien « indéfectible » à l’agression militaire américano-israélienne contre l’Iran.
Ainsi et après avoir été l’un des premiers pays à applaudir les frappes conjointes menées contre l’Iran, le Canada se rappelle désormais du concept du « Droit international » que Donald Trump et Benjamin Natanyahou, ont allègrement piétiné.
Carney se rappelle du Droit international
En effet et à partir de Sydney ( Australie), où il effectue une visite officielle que le Premier ministre canadien «exhorte» et « implore » les Etats-Unis et Israël au « respect » du Droit international. «Nous implorons toutes les parties, y compris les États-Unis et Israël, de respecter les règles de l’engagement international. Le Canada appelle à une désescalade rapide des hostilités », a précisé M. Carney à partir de Sydney, en Australie, mercredi matin (en fin de journée mardi, heure d’Alger).
Mark Carney, qui faisait face aux journalistes, n’a toutefois pas « osé » exiger de Donald Trump de mettre fin à l’opération militaire en cours depuis samedi, puisque « cela doit prendre un effort diplomatique plus large qui implique les pays du Moyen-Orient qui ont été attaqués par l’Iran », a-t-il souligné.
Reculade
À titre indicatif, Mark Carney s’était démarqué de la plupart des alliés européens en approuvant sans ambages les frappes américaines contre l’Iran. «Le Canada soutient les États-Unis dans leurs efforts pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire et pour empêcher son régime de menacer la paix et la sécurité internationales», avait mentionné M. Carney dans un discours prononcé samedi lors du Forum sur la croissance et l’investissement Canada-Inde à Mumbai. Ces déclarations comparées à celles faites ce mardi, dénotent d’une « reculade » non assumée de la part du Premier ministre canadien, qui s’était fait largement critiqué par son opinion publique.
