La seconde édition du « Carrefour des créatifs », porté par l’Algeria Film Enterprise (AFE 2026), n’aura finalement pas lieu.
Initialement prévue pour les 20 et 21 du mois courant, cette manifestation dédiée à la communication audiovisuelle corporate a été annulée faute de financement.
Quand le « nerf de la guerre » vient à manquer !
En effet, dans un communiqué rendu public, les organisateurs expliquent qu’en dépit d’une première édition réussie, qui a fait ses preuves et démontré la nécessité d’espaces tels qu’Algeria Film Enterprise, « nous avons manqué d’un élément crucial pour aller au bout de notre ambition : nous n’avons pas obtenu le soutien financier que nous espérions », déplorent-ils.
Selon les rédacteurs dudit document, après des mois de travail sur cette deuxième édition, la « décision délicate » de geler l’événement s’est imposée. « Tout projet est fait de choix, de prises de risque et de résolutions ; cependant, toute la volonté du monde ne peut remplacer la trésorerie », soulignent-ils avec une lucidité implacable.
Le « soutien moral » ne suffit pas…
Cet événement culturel, « soutenu » par le ministère de la Culture et des Arts ainsi que par le ministère de la Start-up, de la Micro-entreprise et de l’Économie de la Connaissance — c’est-à-dire deux importants ministères de la République — est désormais « gelé ». Une question s’impose d’elle-même : en quoi consiste le « soutien » de ces deux institutions, s’il ne s’agit pas d’un appui financier conséquent à ce genre de manifestation ?
Pourtant, le ministère de la Culture et des Arts n’hésite pas à « soutenir » en monnaie sonnante et trébuchante des événements aussi folkloriques qu’insipides. Mais lorsqu’il s’agit de promouvoir les talents de la création et de la communication, une simple « tape sur l’épaule » tiendrait lieu de chéquier.
Quoi qu’il en soit, les organisateurs se disent « navrés » de faire une telle annonce, tout en assurant que leur détermination « n’est pas entamée » et qu’ils continuent à croire qu’ils peuvent « contribuer positivement » à la construction d’un écosystème sain, et à faire partie de ceux et celles qui font bouger les lignes.

