L’Algérie mise désormais l’autonomie sanitaire afin de ne plus être tributaire des systèmes médicaux étrangers, notamment français.
Ainsi, depuis 2022, l’Algérie a mis en place une feuille de route ambitieuse visant à réduire de manière significative les transferts des malades algériens vers des hôpitaux étrangers. Les projets phares de cette stratégie, sont notamment l’hôpital des Grands brûlés de Zeralda, mais aussi et surtout l’hôpital algéro-qatari-allemand, lequel est en voie d’achèvement.
La santé « priorité absolue » du Gouvernement
En effet, réuni ce jeudi 30 avril 2026, le Gouvernement a franchi une étape décisive dans sa stratégie de réforme du secteur de la santé. Au cœur des discussions : le bilan prometteur de la politique alternative aux soins à l’étranger et le lancement d’un plan cancer ambitieux à l’horizon 2035.
L’heure est au bilan et à la prospective pour le système de santé national. Lors de la dernière réunion du Gouvernement, un dossier particulièrement sensible a capté l’attention : la prise en charge des transferts de patients à l’étranger. Longtemps considérés comme un recours indispensable, ces transferts sont aujourd’hui en nette perte de vitesse, au profit d’une offre de soins locale renforcée.
Une réduction drastique des transferts médicaux vers l’étranger
Les chiffres présentés par la Commission médicale nationale pour l’année 2025 sont sans équivoque : la dépendance aux structures hospitalières étrangères diminue. Cette « dynamique positive » est le fruit d’une politique nationale alternative rigoureuse, visant à traiter les pathologies complexes directement sur le sol national. Cette stratégie repose sur trois piliers fondamentaux :
• Le développement de l’offre nationale : Modernisation des infrastructures et acquisition de technologies de pointe.
• La maîtrise des dépenses de santé : Réallocation des budgets autrefois destinés aux devises vers l’investissement local.
• L’autonomie sanitaire : Renforcement de l’expertise des praticiens nationaux pour les interventions de haute spécialité.
Plan Cancer 2035 : Un tableau de bord pour l’excellence
En corrélation directe avec cette volonté de réduire l’expatriation médicale, le Gouvernement a examiné la **Stratégie nationale de prévention et de lutte contre le cancer à l’horizon 2035.
Élaboré sous la haute autorité de la Présidence de la République, ce plan s’appuie sur les recommandations des assises nationales de mai 2025. Il introduit un tableau de bord d’indicateurs de performance inédit. Cet outil permettra de traquer les insuffisances du système de santé en temps réel et de garantir une prise en charge d’excellence, rendant, à terme, le recours aux soins extérieurs obsolète pour les patients oncologiques.
La transparence des marchés publics en renfort
Outre le volet sanitaire, cette réunion a permis de clore l’étude du projet de décret exécutif sur les marchés publics. Bien que technique, ce texte est lié à la santé : en garantissant la transparence et la bonne gestion des fonds, il assure que chaque centime investi dans les hôpitaux publics soit utilisé avec une efficacité maximale.
En consacrant les principes de liberté d’accès et d’égalité de traitement, le gouvernement sécurise les investissements massifs nécessaires pour concrétiser cette promesse d’une santé souveraine et accessible à tous les citoyens, sans avoir à franchir les frontières.
