Il est usuellement admis que prix des fruits et légumes appliqués durant le mois de Ramadhan baissent dès la première semaine. Pourtant, pour ce Ramadan 2026, cette « logique » n’est pas au rendez-vous, du moins dans la wilaya de Tizi-Ouzou.
Ainsi, une virée dans les marchés de fruits et légumes de la wilaya de Tizi-Ouzou n’a fait que confirmer l’appréhension ressentie par les consommateurs avant le début du mois de carême en dépit des assurances faites par les responsables agricoles faisant état d’une large disponibilité des produits sur le marché d’autant plus que certains légumes sont de saison.
La flambée des prix !
De Tizi-Ouzou en passant par Draâ Ben Khedda jusqu’à Boghni, Draâ El Mizan et même à l’extrême sud de la wilaya dans la région de Tizi-Gheniff, les ardoises ne diffèrent pas. Elles sont toutes salées.
À titre d’exemple, la laitue est à 280 dinars, le poivron à 200 dinars, le piment vert à 250 dinars, les haricots verts à 500 dinars, la tomate à 120 dinars et la liste est longue… Devant cette mercuriale qui s’est envolée et qui ne va sans, doute pas baisser alors que la fête de l’Aïd El Fitr approche, le porte-monnaie du consommateur ne peut faire face à cette flambée à quoi vont s’ajouter d’autres dépenses tel l’achat de vêtements pour la fête.
« Avec un salaire de 100 000 dinars, on ne peut tenir une dizaine de jours pour une famille de cinq personnes. Avec tous ces prix inabordables, le citoyen lambda ne peut remplir un couffin à pas moins de 5000 dinars, par jour. À qui la faute ? Aucune explication. En plus de la spéculation, les mandataires aux marchés de gros dictent leur loi », estime un fonctionnaire dans une administration publique à Tizi-Ouzou. Pour le moment, le seul produit abordable est la pomme de terre. Son prix varie entre 50 et 65 dinars.
Les produits subventionnés disponibles
Par ailleurs et comme prévu par la ministre du Commerce intérieur, les produits subventionnés tel le lait en sachet, la semoule, la farine, le sucre et l’huile de table sont disponibles sur tous les étals même dans les petites épiceries du coin. Le plateau d’œufs qui a vraiment subi une baisse sensible tombant jusqu’à 410 dinars au lieu des 600 dinars d’il y a deux à trois mois.
Pour leur part, les marchands de détails expliquent cette flambée non parce que les produits sont rares, mais parce que les charges sont, selon eux, insupportables notamment le transport de ces produits qui arrivent pratiquement du sud du pays.
Les récoltes de tous les produits notamment les légumes hors saison tels le poivron, le piment vert, la tomate et l’aubergine sont abondantes au sud du pays. Leur acheminement jusqu’au nord du pays revient trop cher, telle est l’explication d’un marchand activant dans un marché de gros à Tademaït dans la wilaya de Tizi-Ouzou.
La viande reste inabordable
Enfin, même si de grandes quantités de viande rouge ont été importées, elles restent hors de la portée du simple citoyen car celles-ci sont affichées entre 1400 et 1600 dinars le kilo alors que la viande locale est inabordable oscillant entre 2500 et 3500 dinars selon qu’elle soit ovine ou bovine. Le consommateur se rabat sur le poulet vif.
Ce volatile est cédé à 320 dinars le kilo chez les volaillers qui se tiennent sur les abords des routes nationales de la wilaya alors qu’il est à 430 dinars chez les vendeurs de volaille.
