Les prix du pétrole ont enregistré une forte hausse durant le week-end, atteignant brièvement des niveaux proches de 120 dollars le baril dans la nuit de dimanche à lundi.
Ainsi, cette flambée spectaculaire intervient dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes au Moyen-Orient, notamment en raison de perturbations dans la production et des inquiétudes autour d’un long blocage du détroit d’Ormuz, une voie stratégique pour l’approvisionnement énergétique mondial.
Le Brent et le WTI dépassent les 100 dollars, une première depuis 2022
En effet, vers 8h20, les deux principales références du marché pétrolier affichaient encore de fortes progressions. Le Brent de la mer du Nord s’échangeait autour de 106 dollars le baril, tandis que le WTI américain atteignait environ 109 dollars, soit des hausses proches de 20 % en l’espace d’une journée.
Au cours de la nuit, les deux indices avaient même franchi la barre des 119 dollars, après avoir déjà dépassé les 100 dollars dès la réouverture des marchés après le week-end. Un seuil symbolique qui n’avait plus été atteint depuis juillet 2022, au plus fort des tensions sur les marchés énergétiques.
Donald Trump réagit à la flambée des prix de l’énergie
Aux États-Unis, cette hausse rapide des prix commence déjà à peser sur les consommateurs. Le président US, Donald Trump a rapidement réagi sur son réseau social Truth Social, estimant que cette hausse constituait « un tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité des États-Unis et du monde ».
Le prix du gaz européen également en hausse
La tension sur les marchés de l’énergie ne concerne pas uniquement le pétrole. Le gaz naturel européen a également progressé, avec le contrat de référence TTF en hausse de 5,2 %, atteignant 53,38 euros par mégawattheure.
Les tensions géopolitiques alimentent la flambée du pétrole
Pour les analystes, cette hausse brutale est directement liée à la situation géopolitique au Moyen-Orient. Selon John Plassard, associé chez Cité Gestion, « cette envolée des prix reflète avant tout l’escalade des tensions dans la région et la crainte d’une perturbation durable des flux énergétiques mondiaux ».
De son côté, l’analyste Ipek Ozkardeskaya, de la banque en ligne Swissquote, estime que certaines évolutions politiques en Iran pourraient prolonger l’instabilité régionale. Elle souligne notamment le rôle du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans un contexte où le pays refuse de céder face aux pressions américaines.
Des prix élevés du pétrole pour plusieurs mois ?
La région du Moyen-Orient concentre en effet près de la moitié des réserves mondiales de pétrole et environ 40 % des réserves de gaz naturel, ce qui explique la forte sensibilité des marchés à toute escalade des tensions.
Dans ce contexte d’incertitude, les marchés énergétiques pourraient rester sous pression. Selon les analystes, les prix des hydrocarbures pourraient continuer à fluctuer à des niveaux élevés. « Les prix du pétrole finiront par atteindre un pic à un moment donné, mais ils pourraient rester durablement élevés pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois », prévient l’analyste de Swissquote
