Après les frappes américaines sur trois sites nucléaires iraniens survenues ce samedi 28 février 2026, l’Iran vient d’enclencher le processus de la fermeture du stratégique détroit d’Ormuz.
Ainsi, ce samedi soir, le Parlement iranien, a adopté et approuvé à l’unanimité une résolution visant à fermer ce corridor maritime des plus stratégiques, puisque selon certaines estimations, plus de 20% du trafic pétrolier et gazier de la planète, passe par ce détroit.
Un détroit stratégique en levier de pression
En effet et selon le major général Esmaeil Kowsari, cité par le média iranien Press TV, le Parlement iranien a approuvé samedi la fermeture du détroit d’Ormuz. Cette décision intervient quelques heures après l’attaque menée par les États-Unis sur trois sites nucléaires iraniens. Large d’à peine une cinquantaine de kilomètres, bordant les côtes de l’Iran et celles du sultanat d’Oman, ce passage maritime relie les pays pétroliers du golfe Persique avec le reste du monde.
Selon l’agence de presse Reuters, plusieurs compagnies pétrolières avaient déjà suspendu, samedi 28 février, leurs expéditions de pétrole brut et de carburant par ce passage à titre provisoire.
« Les tensions en Iran menacent la sécurité énergétique mondiale », écrivait Bridget Payne, pour le cabinet de conseil Oxford Economics, dans une note publiée dès le vendredi 27 février. Et pour cause, environ un cinquième du pétrole (brut et autres produits) vendu chaque jour dans le monde transite par ce passage à la fois étroit et peu profond. Soit une circulation quotidienne, dans ces eaux, d’environ 20 millions de barils au premier trimestre de 2025, selon les chiffres de l’Agence américaine d’information sur l’énergie.
