Le Front des forces socialistes (FFS) prépare activement les législatives du 2 juillet prochain.
Ainsi et après avoir les meetings de pré-campagne, notamment en Kabylie, la formation politique présidé par M. Youcef Aouchiche, a organisé ce vendredi 24 avril 2026, son Conseil national. Entre critiques de la « fermeture politique » et volonté de bâtir un « consensus national« , le Premier Secrétaire national, Youcef Aouchiche, a tracé la feuille de route du plus vieux parti d’opposition en Algérie.
Un contexte de « fermeture politique » préoccupant
En effet, Youcef Aouchiche n’est pas allé avec le dos de la cuillère, en dressant bilan sans concession de l’environnement actuel. Pour le FFS, les Législatives 2026 interviennent dans un climat de « démobilisation préoccupante » et de fermeture médiatique. « Maintenir artificiellement le statu quo par la ruse politique ne fera qu’accroître la fragilité interne de l’État-nation », a-t-il averti. Et d’ajouter « Au-delà des échéances électorales, l’État doit garantir l’ensemble des libertés fondamentales : la liberté d’expression, la liberté d’organisation et la liberté d’action politique. Il est impératif de rompre définitivement avec toute posture de suspicion ou de diabolisation des voix discordantes », lancera M. Aouchiche aux autorités publiques. Néanmoins, en dépit de ce constat, le parti refuse la « politique de la chaise vide », estimant que l’engagement collectif est l’unique rempart contre l’instabilité géopolitique régionale.
Les priorités du FFS pour les Législatives 2026
Dans la foulée, l’ex-candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, a souligné que le parti qu’il dirige fonde sa participation sur un projet de « pacte de refondation » politique et institutionnelle en Algérie.
Selon le conférencier, ces élections législatives, sont loin d’être une simple course aux sièges, le FFS ambitionne de constituer un groupe parlementaire puissant capable de :
• Réhabiliter l’action politique pour restaurer la confiance entre gouvernants et gouvernés.
• Défendre l’État de droit et une gouvernance transparente.
• Porter la voix du « pôle progressiste et moderniste » au sein de l’APN.
Le Premier Secrétaire a insisté sur la nécessité pour le pouvoir d’offrir des garanties réelles de liberté d’expression et d’organisation, appelant à rompre avec la « suspicion » envers l’opposition patriotique.
« Barrons la route au populisme !»
S’adressant directement aux Algériens, Youcef Aouchiche a mis en garde contre le « renoncement ». Selon lui, l’abstention et le retrait du champ politique profitent directement aux « populistes et aux aventuriers » qui menacent la cohésion nationale.
Le FFS martèle également que le changement ne peut être que l’œuvre d’une implication consciente des citoyens, soulignant que les « marges d’erreur se sont considérablement réduites » pour le pays. « Notre pays ne peut se permettre de nouveaux échecs. Les marges d’erreur se sont considérablement réduites, et chaque rendez-vous manqué avec l’histoire alourdit le coût politique, économique et social pour la nation », a-t-il averti.
Affaires du Cnapeste et Benarab Saïd, le FFS s’exprime
En marge des questions électorales, le FFS a marqué ses positions sur l’actualité sociale et judiciaire. En effet, Youcef Aouchiche, a réitéré sa « solidarité indéfectible » au syndicat du Cnapeste, soulignant que le parti « s’oppose fermement » à la tentative de dissolution du syndicat, qualifiée d’arbitraire. « Les corps intermédiaires, notamment les syndicats, ne sont pas des menaces : ils sont des piliers essentiels de la médiation sociale et des facteurs de stabilité », notera M. Aouchiche.
Dans la même veine et concernant l’affaire Benarab Saïd, Youcef Aouchiche a exprimé une « solidarité inconditionnelle » en faveur du membre du Conseil national de Béjaïa, dénonçant une « machination judiciaire » contre un militant sincère. « C’est un militant sincère du FFS, un patriote profondément attaché à l’Algérie. Son engagement, ses positions et ses écrits témoignent de cette réalité qu’aucun mensonge ne saurait altérer ni effacer», a-t-il déclaré.
